Des échelles de temps distinctes pour le codage neuronal des signaux vocaux

Des échelles de temps distinctes pour le codage neuronal des signaux vocaux dans une aire auditive de haut niveau. La capacité du système auditif à reconnaître sélectivement les catégories de sons naturels tout en maintenant un certain degré de tolérance vis-à-vis des variations au sein de ces catégories est cruciale pour la communication vocale. À ce jour, on ignore encore comment l’équilibre entre la tolérance et la sensibilité aux variations des signaux acoustiques est codé au niveau neuronal.
Dans cette étude, nous avons cherché à savoir si les neurones d’une aire du cortex auditif (aire dite de haut niveau) du diamant mandarin, une espèce d’oiseau chanteur, sont sensibles aux variations naturelles des signaux vocaux en enregistrant leurs réponses à des expositions répétées à des séquences sonores identiques ou différentes. Nous avons utilisé les chants des oiseaux mâles, qui sont très répétitifs et ne présentent que de subtiles variations acoustiques. Nous avons constaté que ces variations acoustiques entre les chants n’affectaient pas l’intensité des réponses neuronales mais modulait leur reproductibilité temporelle. Cela suggère que le traitement auditif fonctionne sur différentes échelles de temps : une échelle courte pour détecter les variations des signaux vocaux, et une échelle plus longue qui permet une tolérance aux variations acoustiques des chants et un encodage du contexte global dans lequel sont émis les sons.

Distinct timescales for the neuronal encoding of vocal signals in a high-order auditory area. Aurore Cazala, Catherine Del Negro & Nicolas Giret.

Le traitement auditif fonctionne sur différentes échelles de temps.

Article paru dans la revue Scientific reportsVoir sur le site