L’histoire de MindPulse et de la start-up It’s Brain commence lorsque Sandra Suarez, actuelle présidente et directrice scientifique de la start-up, décide en 2008 de concevoir un nouvel outil d’aide au diagnostic de troubles attentionnels et exécutifs. Installée en tant que neuropsychologue après un parcours en recherche fondamentale dans le domaine des neurosciences, elle se rend compte d’une lacune : « J’ai réalisé qu’il y avait un hiatus très important entre les avancées récentes de la recherche en neurosciences et les tests utilisés par les cliniciens, alors je me suis dit qu’il était temps de développer un outil à la hauteur de ces progrès. »
Puisque les fonctions cognitives que l’outil vise à mesurer sont liées au fonctionnement cérébral, elles sont similaires chez les mammifères et les êtres humains, toutes langues confondues. Cela affine l’idée de la neuropsychologue : « J’avais envie que cet outil soit utilisé partout sur la planète, sans barrière de culture. »

De l’idée au projet en collaboration avec l’institut NeuroPSI

Pour concrétiser son idée, Sandra Suarez trouve le bon concept en 2010. Il s’agit de créer un test qui génère suffisamment de données pour y appliquer des algorithmes, afin d’analyser des fonctions attentionnelles et exécutives de manière très avancée. Les résultats servent à identifier et à mesurer les pertes d’attention ou de vigilance des patients, et à détecter leur origine. Sandra Suarez soumet cette réflexion à son amie Sylvie Granon, actuellement professeur de neurobiologie à l’Institut NeuroPSI, qui intègre le projet dès 2011.
Grâce à son expertise et son expérience sur les temps de réaction et la prise de décision chez l’animal, elle ajoute, entre autres, un nouveau volet à l’idée pour éviter les faux positifs. Il s’agit de demander au patient de maintenir la main sur la souris et de la relâcher pour répondre aux stimuli, et non de cliquer. « Cette approche demandant un engagement à l’action, elle prévient les pertes d’attention dans la tâche », résume Sylvie Granon.

Lire la suite sur le site de l'Université Paris-Saclay