Stéphanie Soulé

NeuroPSI – Université Paris-Saclay

Caractérisation fonctionnelle de jouvence, un petit ARN nucléolaire requis dans l’épithélium de l’intestin chez la drosophile

Sous la direction de Jean-René Martin

Résumé
Le vieillissement massif de la population et le bond incroyable ces dernières décennies de l’espérance de vie ont entraîné une prise de conscience de l’importance de ce problème. La nécessité de mieux appréhender les mécanismes du vieillissement est devenue une urgence de santé publique. De nombreux groupes de recherche se consacrent depuis quelques années à l’identification de gènes et de voies de signalisation impliqués dans le processus du vieillissement. Ce processus biologique, qui touche chaque espèce et chaque individu de manière spécifique, se caractérise par un déclin graduel de la fonction de nombreux processus physiologiques en fonction de l’âge. Toutefois même s’il est inéluctable, le vieillissement est influençable. En effet, de nombreux facteurs, autant intrinsèques (facteurs génétiques, télomérases, stress oxydatif), qu’extrinsèques (hygiène de vie, pollution, alimentation) vont influencer le vieillissement. C’est d’ailleurs un facteur de risque important dans le développement de nombreuses pathologies associées à l’âge (le diabète de type II, le cancer, les maladies neurodégénératives, les maladies cardiovasculaires). De plus, il a déjà été démontré dans la littérature que la modulation d’un seul gène peut influencer, autant positivement que négativement, le vieillissement d’un individu. Plus que l’allongement de la durée de vie, c’est une durée de vie sans déficience (concept du « bien vieillir ») qui fait l’objet des principales recherches. Les gènes ayant des effets sur ce processus sont habituellement des gènes jouant un rôle important dans une voie de signalisation et donc, sont souvent conservés à travers l’évolution. Les travaux décrits dans cette thèse concernent l’implication d’un nouveau snoARN (jouvence), requis dans l’épithélium de l’intestin, dans les mécanismes du vieillissement de la drosophile. Ils ont en particulier révélé la capacité de ce snoARN à augmenter de manière spectaculaire la durée de vie des mouches en enrayant les mécanismes du vieillissement et en luttant contre les effets délétères associés. jouvence permettrait ainsi de lutter contre les maladies associées à la vieillesse telles que la neurodégénérescence, l’hyperplasie intestinale, mais également contre les troubles métaboliques, tout en prolongeant la durée de vie de l’organisme. Il serait impliqué dans différentes voies métaboliques pouvant avoir un impact sur la santé à long terme des drosophiles. jouvence semble réguler le métabolisme lipidique, l’homéostasie intestinale, ainsi que la résistance au stress. Par contre, son inactivation de provoque des effets néfastes qui mènent à la dégradation rapide de plusieurs fonctions métaboliques et à la mort prématurée des mouches. Les résultats obtenus dans cette étude dévoilent un lien entre jouvence et le contrôle du vieillissement en santé chez la drosophile.

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Date

Dec 10 2020
Expired!

Time

14h00
NeuroPSI

Location

NeuroPSI
Hybrid mode
Category

Organizer

Non classé
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