Les variants d’épissage de la dystrophine Dp71 sont différentiellement exprimés au cours du développement cérébral.

La Dp71 est le plus petit produit du gène DMD (71kDa) mais le plus largement exprimé dans le cerveau. Son absence a été associée à la genèse de déficience intellectuelle dans un sous-groupe de patients souffrant de dystrophie musculaire de Duchenne (DMD). Exprimée dans différents types cellulaires, notamment dans les pieds des astrocytes périvasculaires et des sous-types de synapses, la Dp71 joue des rôles multiples dans le cycle cellulaire, l’homéostasie et la plasticité cérébrale. La Dp71 subit de nombreux épissages alternatifs, principalement dans la partie C-terminale. Une dizaine d’isoformes de la Dp71 ont ainsi été identifiées dans le cerveau, mais leur rôle fonctionnel est encore inconnu.

Dans un article publié dans Molecular Neurobiology, l’équipe de Cyrille Vaillend à l’Institut NeuroPSI, en collaboration avec une équipe Mexicaine (CINVESTAV, Mexico city), a étudié l’expression de ces isoformes de Dp71 au cours du développement du cerveau de la souris et du rat par clonage et RT-PCR, puis par séquençage nanopore en collaboration avec l’Institut de Biologie Intégrative de la Cellule – I2BC (CNRS/CEA/UPSaclay, Gif-sur-Yvette) et Jérome Roger (NeuroPSI). Les résultats obtenus par ces méthodes convergent et démontrent qu’une isoforme dépourvue de l’exon 78 est initialement majoritaire dans le cerveau fœtal, puis cinq autres isoformes apparaissent graduellement et montrent des variations d’expression au cours du développement postnatal.

Cette étude suggère que des mécanismes d’épissages régulent finement l’expression de ces isoformes de Dp71 à des moments clés de la genèse et de la maturation de différents types de cellules dans le cerveau.

Expression of Dystrophin Dp71 Splice Variants Is Temporally Regulated During Rodent Brain Development. Mayram González-Reyes, Jorge Aragón, Alejandra Sánchez-Trujillo, Griselda Rodríguez-Martínez, Kevin Duarte, Evangelia Eleftheriou, Jean-Vianney Barnier, Delphine Naquin, Claude Thermes, José Romo-Yáñez, Jérome E Roger, Alvaro Rendon, Cyrille Vaillend, Cecilia Montanez

Article paru dans la revue Molecular NeurobiologyVoir sur le site